
PIERRE SAINT JORIOZ/ANNECY JANVIER 2018
PRESIDENT DE L’ASSOCIATION …COMPAGNIE DES WAGONS LIVRES …..MECENE DE CE PROJET
IL.. ne se rappelle pas
Avoir eu envie de faire un métier
Ou autre chose
Quand il serait grand….
IL AVAIT ENVIE DE VIVRE
C’EST TOUT
IL ETAIT HEUREUX
Il avait compris qu’il fallait
Avoir une activité professionnelle
C’est tout !
Il dit n’avoir jamais eu de projet
Ni fait de prospective
Il explique pourquoi
Plus avant dans l’entretien
Je laisse volontairement
Son chemin de pensée
Qui prend tout son sens
Et témoigne des étapes
De sa prise de conscience
La seule fois ou …. !
Dit-il en riant
« Je me suis interrogé, c’est…..
Lorsque j’ai choisi mes études sup
Et encore… !
Par élimination …
Pas math sup
Pas math spé
J’étais trop faible
Pas la fac car je savais
Que je ne ferais rien !!!!
Pas médecine
Car ma mère
Sans le dire aurait voulu
Que je sois médecin »
C’est un peu après
Qu’il se rabat sur une solution intermédiaire
Une classe préparatoire
« Sciences de la vie »
Malgré un 3 au bac en « science Nat »
Il a choisi un cursus dans lequel
Cette matière était un tiers des études !!
DES ETUDES D’INGENIEUR AGRONOME
A ce moment de l’entretien
Il réalise combien
Ses passages en Tunisie
Pendant 5 ans de 12 à 16 ans
Puis pendant un an 10 ans plus tard
Ont joué un rôle important
Tout ceci se terminant par mai 68
Vécu de là-bas
Ce fut un tournant dans sa réflexion
Dans sa compréhension du monde
Il dit
« La Tunisie a balisé l’étape
De la prise de conscience
Nourrie du passage
Bien plus tardivement
Par mai 68
Ce Fut un tournant »
QUI A MARQUE D’AILLEURS
LE SENS DE CE QU’IL FAISAIT
ET CE QU’IL VOULAIT
En effet Jusque là
Il vivait dans la bulle familiale
Il pensait que
« Les gens étaient pauvres
Car ils étaient arabes, juifs
Enfant de pied noir etc.
Mais il n’avait aucune idée
Des raisons de cette situation
Il n’était pas concerné
Les enfants de sous-officiers
N’avaient pas le même statut
Que lui, enfant d’officier supérieur
Mais, il jouait avec eux sans souci
C’est tout »
Il n’avait pas conscience des inégalités
D’autant plus
Que toute réflexion politique
Etait exclue des débats familiaux
Dans ce milieu militaire
C’était un sujet tabou
Sa culture intellectuelle et sociale
Est venue plus tard
Reprenons la chronologie
Après une première expérience
De chargé d’étude de marchés
Au « centre national du commerce extérieur »
Pour lequel il va au Danemark et en Allemagne
Puis après
Son service militaire en Tunisie
Il termine ses obligations militaires
En même temps que sa compagne
Terminait ses études de médecine
Et qu’ils élevaient leurs trois enfants
Lors de son retour de Tunisie
Il fallait bien
ENFIN
Entrer dans la vraie vie
Il a pris conscience
Encore une fois par la négative !
Des choix possibles
SOIT
Le commerce …Non
L’enseignement …Non
L’entreprise…Non
L’industrie…Non
C’EST LA QUE TOUT A COMMENCE … !
Il a eu connaissance de postes
Des créations de service
A La Direction de l’Agriculture
« L’aménagement Rural »
A PARTIR DE LA
SON AVENIR S’EST DESSINE
EN CLAIR
Il dit
« J’ai mordu je me suis accroché
J’ai créé une petite équipe
Et progressivement animé cette équipe »
Petit à petit
IL A CREE SON METIER
Dans ce domaine
Il a œuvré
Sur les questions de cadre de vie
Il s’agissait d’aider à la réflexion
Faire des propositions
Tenir compte
Des différents points de vue
Et proposer des Décisions
Manager une équipe
Pas trop importante
Entre cinq et huit personnes
En même temps
Mais 68 n’était pas loin
Il a pris conscience
De la société dans laquelle
Il évoluait
Et de la place qu’il voulait
Y prendre…II s’engage dans
Des associations de parents d’élèves
Et des associations de quartier
Il marque un silence
Puis la tête dans les nuages
Perdu dans sa réflexion
Il note…
« Le cadre de mon éducation familiale
Avait cultivé chez moi
L’ouverture vers les autres
La conscience d’être privilégié
La nécessité de rendre quelque chose
De la culture dont j’avais bénéficié
D’en faire profiter les autres »
Il aurait pu tout aussi bien
Etre architecte
Il reprend rêveur
« Il m’aurait manqué
La prise en compte
De la dimension sociale et
De la réalité économique
Qui explique mon engagement
Politique et associatif
Très fortement lié
A ce que je rencontrais
Dans mon métier
En prise avec le terrain
J’étais à la fois
Dans le monde social et
Environnemental »
Après 3 ans en DDA (direction départementale de l’agriculture)
Il aurait pu bifurquer
Vers l’ENA par la voie interne
Il avait abandonné cette idée
Il aurait cependant rempli les critères
Il ne regrette pas
Car cela signifiait
S’éloigner des gens
Pour une fois c’était un vrai choix !
Après 6 ans à la DDA
Il a été en conflit de valeurs
Avec un supérieur que l’on voulait lui imposer
Et dont il ne partageait pas les valeurs
II a muté dans un autre service la DDE
Pour travailler avec un jeune polytechnicien
Politiquement engagé qu’il appréciait beaucoup
Au début de sa prise de poste
A l’aménagement rural
Il a commencé sa vie
De militant associatif
Il initie ou participe
A de nombreuses actions
Comme la création d’une crèche etc.
ET
La création de « LA COMPAGNIE DES WAGONS LIVRES »
Pour permettre à une artiste d’intervenir en hôpital pédiatrique
(à Bayonne/Bordeaux/Lyon /Chambéry etc.)
Ainsi Il s’investit
Dans l’action citoyenne
Puis l’action politique
Il s’engage dans les municipales
Malgré le départ du binôme qui
L’avait introduit dans la vie politique
Il en a pris acte, sans amertume
Car son engagement
Etait lié au désir d’appliquer
Ce qui lui paraissait important
Au regard de son travail de terrain
Parallèlement Il s’installe à son compte
En tant que profession libérale
Travailleur indépendant
Ce qui lui redonne
Une certaine liberté de parole
Nécessaire à son engagement
D’homme de gauche
Tout en continuant à travailler pour La DDE
Ou en direct avec des communes… alors que le climat politique
Dans le département
Est clairement ancré à droite
Si sa motivation première avait été de faire
Une carrière politique
Il aurait choisi
Un département « de gauche »
En proposant ses services à un élu …vieillissant
«Politiquement jetable sans vergogne »
NB Pierre a toujours détesté
Les comportements de certains
Politiciens et politiciennes
Actuels et passés…..
Rester là où il était ? c’était
Le choix de la cohérence du point de vue politique
Mais un choix désastreux sur un plan financier
En 1977 Le statut d’élu municipal
Ne permettait pas de vivre
Il dit
« C’était un mauvais gagne-pain
Ma compagne a accepté d’assurer »
ET
Il a pu continuer le travail qui l’intéressait
Assurer des missions de conseils sur
Ce qui conditionne la vie des gens
Leur cadre de vie etc.
Tout est allé très vite
Il est resté dans son projet
De terrain en qualité d’expert
Pour mieux comprendre
Le monde social et économique
Et ….La politique
Pour mieux agir
Sur les mondes liés à
L’environnement des humains
Sa compagne disait
Qu’il avait une grande capacité créatrice
Pour inventer des dispositifs
Visant à alléger la vie quotidienne
Mais
Le temps a passé
35 ans de vie politique
Petit à petit
Il a encore inventé des choses
Pour changer les vies des autres
Mais pour lui…
Sa dernière trouvaille il crée l’association
“Terres du lac » qui achète des terres agricoles
Autour du lac d’Annecy
Afin de contrebalancer les appétits dévorants des promoteurs
…et, surtout, de sensibiliser concitoyens et élus
Aux risques que fait courir leur disparition,
Ne serait-ce que pour la beauté du paysage
Bof !
dit-il
II avoue son désir
De rester le plus longtemps possible
Dans cette maison
Ancrée dans le sol
Pleine d’esthétisme
De souvenirs et de confort
Il marque un long temps
Et, les yeux dans le vague
Commence cette synthèse…
« Qu’est ce qui a pesé dans mon parcours ? »
L’influence du milieu familial ?
Ma mère protestante pratiquante avait coutume de dire
Que j’étais, quoi que agnostique, le plus protestant de tous ses enfants
Je n’ai plus senti la place de mon père après sa « guerre d’Indochine »
Qui l’avait éloigné de ses enfants »
Il reprend
« Dans les familles bourgeoises
On a coutume de
Faire prendre conscience aux enfants
Qu’ils ont bénéficié de privilèges
Et doivent faire plus pour les autres
Mais il n’y a pas eu ce dictat dans ma famille
Avec mes parents et grands-parents qui ont eu le bac et plus. ;
J’aurais sans doute, sans difficulté,
Obtenu le bac avec mention
Si on m’avait poussé
Dans un milieu où tantes et grand-mère
Avaient fait les « Beaux-Arts »
J’étais le petit canard
Nul en dessin
Avec un papa « très sportif »
J’étais nul en sport et plutôt « bouboule »
« A l’âge adulte
Je me suis .rattrapé
J’ai gagné ma vie
Comme maitre-nageur
Prof de tennis, de ski etc.
Et me suis même mis à la peinture».
Mais j’ai bien profité d’être élevé
En proximité avec la nature
Dans une grande liberté
Avec le scoutisme
Et ado aventureux…..
A 14 ans j’ai fait
Un périple de près de 1.000 km en France !
Tout seul…En auto-stop !…
Mes parents l’ont su à l’arrivée
C’était comme si
Les souvenirs se bousculaient
Il continue en riant
NB il m’a d’ailleurs coaché
Lors d’une descente à ski mémorable
Que j’ai bien cru être ma dernière !!!!!
Il n’a jamais quitté son attitude
Bienveillante malgré
La nullité crasse de son élève
….moi, en personne et en ski !
Pour ce qui est de la découverte de l’art
C’est tardivement
Qu’il a découvert
Le plaisir de peindre
De se promener dans les musées
ET CE PLAISIR LA
NE RISQUE PAS DE S’ETEINDRE
OUI Pierre
Ta curiosité du monde des arts ne tarira pas
Nous irons encore dans les grands musées à Paris
Et les petits musées en Italie en suisse et ailleurs
Puisque tel sera ton bon plaisir et ….. Le nôtre …Toi. Ta compagne et moi
UN JOUR D’AVRIL …PIERRE EST PARTI FAIRE DE LA POLITIQUE DANS LES ETOILES …..
CONTESSE
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Mimi Contesse
Contesse