Jeanne-Marie

Jeanne-Marie

Episode 23
24:44

JEANNE MARIE PARIS OCTOBRE 2020

 

Lorsqu’elle était adolescente

Elle voulait exercer un métier masculin

Car son frère prenait toute la place

Et elle voulait exister !

Alors elle imaginait. Pilote de ligne ou…. ?

 

Enfant, elle était très bonne élève dans son école publique

Toujours première ou seconde de la classe.

Ensuite,

La question école privée ou école publique

S’est posée entre ses deux parents

L’un souhaitant une continuité familiale dans une école catholique

L’autre préférant une inscription dans le public

Pour connaitre une autre culture, et

Rester fidèle à des idéaux de laïcité.

L’école religieuse l’a emporté

Après 4 ans d’école religieuse

Et

À la faveur d’un déménagement

Son père était militaire

Même débat familial sur la question littéraire ou scientifique

En terminale elle s’est inscrite selon son souhait en

MATHELEM….La filière  des « matheux »

Elle dit

« Cependant pendant les grandes vacances mon père

A fait pression sur moi en argumentant que « sciences ex » donnait accès à secrétaire de direction ou assistante sociale ce qui était mieux adapté ….pour une fille …j’avais 16 ANS. J’ai  été tourneboulée »

A la rentrée

ELLE A DEMANDE A PASSER EN SCIENCES  EX

PUIS A REVENIR EN MATHELEM

Car elle avait envie d’être architecte

PUIS A RETOURNER EN SCIENCE EX

Son professeur de math

Lui a proposé de lui donner des cours de soutien

Sa mère la soutenait et a demandé une entrevue au proviseur,

Le proviseur lui a proposé

De rester son année en sciences ex

Puis, comme elle avait une année d’avance

De refaire le même niveau mais cette fois en mathélem

« Ceci lors d’un entretien dans son bureau du magnifique château de Savigny sur Orge

Là où était installé le lycée. »

 

Sa mère la soutenait mais a cru la consoler en disant

« Ma chérie tu as ta beauté » Ce n’était pas supportable pour elle.

 

MAIS

Elle n’était pas bien dans ce cursus

ELLE RATE SON BAC

MAIS ADMISE AU RATTRAPAGE

Elle dit

« Je me suis posée la question …je me saborde ou je passe ? »

ELLE A EU LE BAC AVEC MENTION PASSABLE…… !

 

ELLE N’AVAIT JAMAIS OSE DIRE A SES PARENTS SON DESIR D’ETRE ARCHITECTE

Elle imaginait que le cursus mathélém était la seule voie possible

Pour devenir architecte

« J’étais  fichue je ne serai jamais architecte »

pensait-elle

Elle a finalement été inscrite, après le bac, dans un Lycée de filles de Versailles

En PREPA /LETTRES

Son père était intervenu auprès de la proviseure celle-ci ayant pourtant dit

« Elle ne peut faire des merveilles, elle a déjà donné » du fait qu’elle était juste moyenne.

Les cours d’histoire lui posaient un problème

Car ce n’était pas la même histoire que celle présentée par son père !

 

Dans le même temps

Son père venait d’être nommé responsable d’une école

Pour les enfants orphelins de parents militaires

« Le parc de ce château à côté de Rambouillet où se trouvait l’école était magnifique je voyais passer des cerfs …les enfants avaient des religieuses en cornette pour s’occuper d’eux …l’ancien monde » dit-elle. Elle souhaite à son père de « ne pas s’habituer » à cette vie de château. L’école fermera à la fin de l’année, abandonnée par l’Armée et remise à l’Éducation Nationale. !!

 

Mais c’était très loin du lycée, elle a demandé à être en pension.

À l’internat, elle travaillait tard le soir, jusqu’à en perdre le sommeil

Elle avait une chambre à quatre (les plus jeunes dormaient au dortoir) et devait travailler à l’étude le soir.

Mais

Elle ne se sentait pas à sa place

Elle a passé le concours pour l’école de Cachan

Qui préparait à devenir profs de lettres en lycées techniques

Elle dit « J’ai eu 5 de moyenne, le message était clair »

Dans le même temps

Elle s’était inscrite en propédeutique à l’université

Français Géographie Allemand

Elle réussit brillamment.

Mais après ? Que voulait-elle ?

Elle choisit le cursus psycho …

« Pourquoi pas ? »!dit-elle 

Elle est donc en licence de psycho

EN 1968  A LA SORBONNE

Les études sont Très intéressantes

Particulièrement le cours sur les maladies mentales

Car en même temps que les commentaires du professeur

Les étudiants avaient des présentations de malades, à la Salpêtrière

Par exemple,

Une présentation de l’hystérie par une malade

Elle dit « avoir  été traumatisée par ce type de présentation »

Elle aurait pu continuer car

Elle a réussi ses quatre certificats.

 

MAIS OU MAI ………..! C’ETAIT MAI 68 …ELLE AVAIT 20 ANS

ELLE S’EST RETROUVEE  AU CŒUR DE CETTE  DEFLAGRATION

MAI 68 A PARIS SORBONNE ….A 20 ANS EMBARQUEE

DANS LA COMMISSION ARCHITECTURE  ET PSYCHOLOGIE

Elle ajoute

« J’avais un ami /amour de 20ans (connu par le scoutisme) qui avait suivi un autre parcours, beaux-arts et architecture ; elle l’accompagnait dans la salle mythique Melpomène où l’on se réunissait pour refaire le monde. C’était aussi dans cette école des Beaux-Arts qu’on créait les affiches de mai 68  »

ELLE EST AU CŒUR DU MOUVEMENT

Par des amis elle avait trouvé un petit boulot au rectorat Sorbonne

Pour que le « mouvement » des instituteurs puisse se faire

Son travail consistait en un secrétariat de base

Soit enregistrer des données et rester jusqu’à l’heure officielle

Ceci

Même si on a terminé sa tâche (pour des raisons d’assurance).

Ce fonctionnement lui paraissait surréaliste

Elle a compris que, jamais elle ne ferait ce type de métier

Au vu des rêves de 68 et des siens…

PUIS

En suivant, autre style autre expérience de vacances

La Création d’un spectacle « l’amour plaide-t-il coupable »

Avec des jeunes de la paroisse, dans un vieux bus

Accompagnés par un metteur en scène-éducateur et un prêtre

Une vie de groupe très intéressante

Mais son frère « petit chef né » lui a gâché le séjour

Elle avoue

« Avoir été très cruellement marquée, avoir même été déprimée jusqu’au jour où, pendant les vacances en famille, elle ose régler ses comptes avec son frère, devant toute la famille, elle a enfin osé»

 

APRES MAI 68 ET LES EFFERVESCENCES ESTUDIANTINES

ELLE EST RETOURNEE A L’UNIVERSITE

A continué à préparer

Les certificats de maîtrise de psychologie clinique

En même temps elle continuait ses études en psychopédagogie

Et passe les deux DIPLOMES DE PSYCHO, clinique et pédagogie, qu’elle réussit.

 

LA ….UNE COLLEGUE DE SON PERE

Lui propose de candidater dans un pensionnat catholique de filles à MEUDON

ELLE EST RECRUTEE COMME EDUCATRICE CHEF

ELLE A 21 ANS

Les monitrices qui se chargeaient des enfants

Etaient pour la plupart plus âgées qu’elle

Les plus petits des enfants avaient entre 2 et 5 ans

C’était une lourde responsabilité

Elle habitait dans l’enceinte de l’école

Elle travaillait beaucoup/tout le temps

Et n’avait presque plus de vie privée

« Elle a investi ses salaires, non dépensés faute de temps, dans une voiture, une 2CV » dit-elle !!

Sa hiérarchie était très satisfaite d’autant que ses études de psycho

Lui avait permis de mettre en place des sauvetages psychologiques d’enfants

Mais la fonction était trop lourde,

ELLE DEMISSIONNE au bout de 2 ans

 

Suit une période de chômage.

Enfin elle trouve un travail à la DDASS (service social de l’administration)

Dans un foyer d’aide sociale à l’enfance

(Organisme chargé de trouver des placements pour des enfants en rupture de parents)

En qualité de psychologue…Elle y reste 2 ans.

 

PUIS

Se pose la question d’entamer des études d’architecture.

ELLE S’INSCRIT A L’ECOLE D’ARCHITECTURE DE VERSAILLES.

MAIS

« Les prémisses de la séparation des parents … je devais partir pour éviter de gérer la quotidienneté de mes deux frère et sœur » dit-elle.

 

« La séparation effective des parents … a accéléré mon départ … »

Attirée par une offre de l’Office Franco/ Allemand pour la Jeunesse,

En lien avec la communauté œcuménique de Taizé

Elle tente l’aventure d’autant qu’’elle souhaitait se perfectionner en Allemand.

Après un stage intensif de langue,

Elle part à Berlin pour y travailler dans un hôpital psychiatrique,

Comme ergothérapeute,

Ce qui était plus facile que d’être psychologue, du fait qu’elle maitrisait mal la langue.

Elle habitait en communauté avec Allemandes et Hollandaises,

Le groupe faisait du prosélytisme chrétien vers l’Allemagne de l’Est.

Elle avait envisagé de s’y joindre,

Mais elle ne se sentait plus en harmonie.

 

Elle hésite beaucoup entre rester à Berlin ou rentrer en France suivre les études d’architecture.

Fait une première démarche depuis Berlin, où elle suit quelques cours d’architecture. Puis part en voiture pour rencontrer un prof à Versailles, visiter aussi l’école d’architecture de Lausanne.

 

Toutes ces hésitations et la séparation des parents l’ont menée dans une forte dépression nerveuse.

 

Finalement elle démissionne de son travail de Berlin,

Et rentre en France,

Juste à temps pour le mariage de son amie, architecte elle aussi,

Et enfin entame ses études d’architecture.

ELLE FAIT FI DE LA PAROLE SUPPOSÉE DE SON PERE

« Une fille ne peux être architecte »

Avec une bourse pour deux ans, elle suit les deux premières années,

« Cela a été un bonheur » dit-elle

Parallèlement elle fait

Des études d’URBANISTE.

 

MAIS

Elle a un gros souci administratif

Pour s’inscrire en troisième année de l’école D’ARCHITECTURE

Elle a dû plaider sa cause, car on voulait lui compter l’année où elle n’avait suivi aucun cours, puisqu’étant en Allemagne.

L’administration ne lui faisait pas de cadeau

Elle obtient cependant gain de cause.

 

Au bout de ces deux ans

Elle n’a plus de bourse,

Elle doit travailler

AINSI

ELLE EST INSTITUTRICE LE JOUR

Grâce à ses diplômes de psycho

ETUDIANTE EN ARCHITECTURE LE SOIR A VERSAILLES

ET

ETUDIANTE EN URBANISME A  CRETEIL certains jours

NB Elle a trois métiers pendant deux années

Elle rate le passage en 2è cycle D’ARCHITECTURE

Elle rate LE DIPLOME D’URBANISTE.

Et y repique pour 2 ans, à la fin desquels elle obtiendra le diplôme d’urbaniste de l’Institut d’Urbanisme de Paris.

 

Elle effectue son stage de fin d’études d’urbanisme de 4 mois à ROMANS SUR ISERE (Drôme).

À l’issue de ce stage sur la réhabilitation de la vieille ville, se crée une agence d’urbanisme.

Elle pose sa candidature, elle est embauchée.

« Le maire dit l’avoir choisie aussi car elle était moins chère que ses équipiers. ça met à l’aise pour son futur travail !»

Elle travaille presque 60h par semaine

Ses hiérarchiques utilisent ses compétences

Qu’ils soient du côté politique ou carriériste

Elle tente de garder la tête froide

En surajoutant à son travail des bulles d’air !

La musique « Not’en bulles »

Elle hésite à les accompagner en tournée en Italie

ET

SUIT TOUJOURS LES COURS DE L’ECOLE D’ARCHITECTURE DE VERSAILLES

En remontant en train de nuit tous les 15 jours.

……………………….

Épuisée par ce rythme et ces responsabilités,

ELLE TOMBE MALADE, mal au dos et hernie discale,

A DU SUBIR UNE INTERVENTION CHIRURGICALE

SUIVIE D’UN SEJOUR EN MAISON DE CONVALESCENCE…

 

ELLE EST RESTEE EN CONGE MALADIE UNE ANNEE

PUIS

ELLE S’EST REINSCRITE A VERSAILLES

POUR TERMINER SES ETUDES d’architecture.

 

MAIS à l’Agence d’urbanisme,

La politique de la ville

Perdait de son aura

« On sentait la fin venir… » Dit-elle

Elle a eu l’opportunité

De travailler à Albi sur un projet similaire

MAIS

Sa mère était en fin de vie à Versailles

Elle a préféré prendre le risque de rester à Valence

Plus proche de Versailles par le TGV.

Sur cette période elle chante dans un groupe d’opéra

Qui monte « le roi Arthur » opéra épopée.

Son agence licencie

A certains de ses collègues

On a proposé des postes sur deux villes Romans /Valence

Et pour elle licenciement

Avec une prime confortable ….Une convention correcte

« J’apprends mon licenciement le lendemain de la mort de ma mère » dit-elle

ELLE A 38 ANS.

 

En tant que demandeuse d’emploi

Elle bénéficie d’une formation ;

Pour elle

Ce fut un stage d’informatique appliquée à l’architecture,

Un voyage d’études au Maroc sur l’architecture de terre,

Et quatre jours de formation sur les techniques d’enduit à la chaux.

 

PUIS, elle profite de ce temps de chômage, pour

« RECOMMENCER à TERMINER ! » SES ETUDES D’ARCHITECTE.

 

Parallèlement elle rencontre à Grenoble

Des architectes qui se passionnent

Pour les techniques de l’architecture de terre,

 

Et un ethnologue, qui lui propose une mission au Yémen

« Trop content d’avoir une petite main rémunérée par le chômage » dit-elle

Un vrai REVE pour elle malgré les conditions de contrats plus que précaires …

 

Elle entreprend alors une formation complémentaire à Grenoble sur l’architecture de terre.

 

Dans la période qui suit

Elle devient une sorte d’intermittente en architecture

Elle repart plusieurs fois au Yémen

Avec le même chercheur

Avec le même contrat aussi précaire

Elle n’a que ce revenu

Et survit avec les indemnités de chômage

Plusieurs années pour elle de

COURS…STAGES…PROJETS YEMEN

 

L’organisme CRA

A remis au gout du jour l’architecture de terre

Car il voit le futur /filon des constructions en terre

Crée des post diplômes

CRA Forme des étudiants de tous pays, là où existe encore vivante l’architecture de terre ; mais exploite leur travail à son profit.

« Ils auraient bien aimé mettre le tampon CRA. Sur mon travail

Mais, il n’en est pas question »  dit-elle

 

PUIS

Retour en France à Paris pour y TERMINER son cursus D’ARCHITECTE

Elle présente son diplôme d’architecte sur le sujet

« Le quartier de la Monnaie comme théâtre d’un projet d’habitations relevant de l’architecture de terre, et d’une salle de spectacles pour la ville»

Proposant de construire en lien avec des immigrés du Maroc

Maçons rompus à cette technique de construction en terre dans leur pays.

ELLE REUSSIT LE DIPLOME D’ARCHITECTE

Et souhaite présenter son sujet au maire

Le jour de l’enterrement de celui-ci…..

 

Entre temps,

Elle passe deux autres diplômes d’études approfondies en architecture, DEA,

À Paris …. DEA ARCHITECTURE ORIENTALE

Et à Grenoble

DEA …. ARCHITECTURES DE TERRE.

 

PUIS

Elle rencontre l’Architecte ANDRE RAVEREAU en Ardèche

Par l’intermédiaire d’architectes qui ont travaillé avec lui.

 

Elle entreprend aussi quelques voyages au Maroc,

Aussi pour trouver un terrain d’études sur l’architecture de terre.

Elle y découvre tout ce patrimoine en terre et ses habitants.

 

Sur cette période de quelques années

Elle enchaine des contrats courts à l’étranger

Plus ou moins rémunérés

Plutôt moins que plus mais elle réalisait quelques rêves….

 

Taroudant  au Maroc

Elle assure la rénovation des remparts

Elle est salariée par l’association ACROTERRE

Pendant un an

 

Figuig au Maroc, elle a en charge la restauration des murailles

Elle est chef de projet encadrante d’un chantier d’insertion professionnelle,

De jeunes et moins jeunes, locaux et français,

Embauchée également par une autre association.

 

Au Sénégal elle construit avec les artisans locaux

Des cases d’accueil, en terre,

Projet financé par le CONSEIL GENERAL ISERE

Elle est salariée par l’association ACROTERRE.

 

Elle essaie également de reprendre pied

Dans le milieu professionnel français

En faisant à Paris une formation de mise à niveau

Sur la réhabilitation des logements,

Domaine dans lequel elle a déjà de l’expérience.

À l’issue de cette formation, elle est embauchée à MARSEILLE,

Dans un organisme de réhabilitation.

Elle est dans son élément.

Mais la personne qui avait insisté pour l’embaucher,

Une jeune femme peu compétente dans ce domaine,

À des exigences de rendus dans des délais trop courts,

Qui ne lui permettent pas de travailler correctement.

C’est le clash …

Malchance, elle n’a pas réalisé à temps

Que cette jeune personne était … la compagne du directeur !

Donc celui-ci la vire …

Elle attaque aux Prud’hommes, et gagne son procès,

OUF, RECONNAISSANCE !

 

PUIS

Elle s’est inscrite en thèse de 3è cycle à Lyon,

En ANTHROPOLOGIE,

Pour travailler sur l’habitat en terre dans le sud du Maroc

 

ELLE

Travaille encore ponctuellement pour ACROTERRE sur l’aspect administratif de l’association.

 

Elle apprend alors que la compagne et collaboratrice d’André Ravéreau,

Manuelle Roche avec laquelle elle était amie,

vient de décéder (10 jours avant son propre père).

André Ravéreau, ce vieux monsieur a maintenant un souci de vie quotidienne.

Elle est libre comme l’air,

Elle apprécie le professionnalisme et la sage philosophie de cet architecte

Elle propose de grouper son mi-temps pour ACROTERRE

Et de s’installer un temps en Ardèche pour lui permettre de continuer son travail dans son environnement.

ELLE CONTINUE SA THESE …EN ARDECHE

IL LUI PARLE ARCHITECTURE ET LA CONSEILLE POUR SON TRAVAIL…. En faisant la cuisine …. !

« Je n’osais pas lui montrer mon travail

Le dernier jour pendant 5h on a discuté lu entre les lignes et dit des choses fondamentales »dit-elle.

Ces quelques semaines, peu après le décès de son père, ont marqué pour elle une prise de conscience que même dans la génération de son père il y avait possibilité d’être « autrement ».

 

Peu après, elle fonde avec quelques anciens étudiants, une association : Association Les Amis D’André Ravéreau

Dont le siège social est en Ardèche dans la maison de celui-ci, et même dans son atelier.

 

Lorsque …ENFIN ELLE SOUTIENT SA THESE

Elle… a l’âge de la retraite

PLUS QUESTION DE POSTULER COMME PROFESSEUR TITULAIRE …. !

ELLE

Devient auto entrepreneur

Afin de continuer à assurer sa survie matérielle à travers des contrats courts,

Et aussi quelques conférences

En école d’architecture.

 

ET

ELLE RÉALISE, AVEC D’AUTRES DE L’ASSOCIAITON, UNE EXPOSITION POUR LE CENTENAIRE D’ANDRE RAVÉREAU

Dans un premier temps le projet était accepté à Paris par la CITÉ DE L’ARCHITECTURE

Projet annulé suite à un changement de direction

MAIS

LE PROJET A ÉTÉ REPRIS PAR MARSEILLE  ….BESANCON

ET À CE JOUR à RENNES

Elle en assure une partie du contenu, de la communication,

De l’organisation des évènements annexes : conférences, ateliers, etc.

Et la comptabilité,

Avec tous les aléas de la vie des associations.

 

PAR AILLEURS,

En participant à diverses associations, elle continue à militer assidûment pour la prise en compte de l’architecture de terre en France et des savoir-faire qui y sont mis en œuvre, effectuant parfois des missions en lien avec le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

 

Un PROJET PERSONNEL est encore dans sa tête : éditer sa thèse sous forme de livre.

 

Elle note  que tout ce parcours professionnel est marqué par la période charnière de la fin de son adolescence où elle a cédé à l’influence insistante de son père qui avait une certaine perception du « rôle » d’une femme dans la société (conforme au climat social de l’époque). Cela aura entravé toute sa vie professionnelle, où elle s’est rarement sentie légitime, et qu’elle a compensé en travaillant énormément, au risque de sa santé.

 

JEANNE MARIE….

Ton parcours parle déjà du monde de demain

Ce qui paraissait essentiel évident hier pour toute une génération

Passe au second plan voire même n’a plus cours pour toi

Ton questionnement perpétuel à propos de…..

Travail argent famille patrie se résume en….

ET L’HUMAIN DANS TOUT CELA ?

CONTESSE

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Mimi Contesse

Contesse

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