
JEAN LUC 25 AOUT 2018 PARIS
A ma question
Que voulais-tu faire quand tu serais grand ?
Il réfléchit
« Je ne me voyais pas grand ! »
Rires
Il reprend.
« Je ne me projetais pas
Je profitais de mon enfance
Je n’ai pas souvenir de pression
Exercée par mes parents
Sans doute le fait d’être en Guadeloupe
N’y était pas étranger
Je n’ai pas de souvenir de forcing
Peut-être ai-je été un peu couvé ? »
Rire partagé
Dans sa famille sauf en cas de dérive
Les parents laissaient pousser
Leurs enfants, comme les plantes
…..A leur façon
Ce qui lui aurait manqué ?
C’est que l’école ou les parents
Lui expliquent… POURQUOI LES ETUDES ?
Il essaie avec ses enfants
DE rappeler, que les études ne sont pas une fin
Mais un moyen de parvenir à un résultat
Commencer par réfléchir à ce que l’on souhaite
Puis, en suivant, comment faire pour y arriver ?
Lorsqu’il est arrivé en métropole
Pour faire ses études supérieures
Ses choix ont été….
Par élimination, plutôt que par réel projet
En partie car
Il n’avait aucune représentation
Du monde du travail
Il n’avait jamais travaillé jusque là
Même pas pendant les vacances
Les stages de collégiens de 3° en entreprise
N’existaient pas encore
Il voulait faire un BTS informatique
Il n’y avait plus de place
Il a fait L’INVERSE !
Un BTS commerce international
Cependant
Il a terminée son année EN REUSSITE
Il n’a pas poursuivi dans ce cursus !!!!!!!
Il ne s’imaginait vraiment pas évoluant dans ce domaine
Il n’en avait ni l’esprit ni les valeurs
ALORS
Il a commencé à travailler
Son premier petit job
Etait ….Guichetier dans une banque
Rires partagés
Ce fût le premier choc avec le monde du travail
Les tâches terre à terre requises pour le poste…L’ont sidéré
Tout ce travail scolaire juste pour ça ?
Il avait attendu 21 ans pour faire ce constat !
Rires partagés
Aujourd’hui les enfants se posent ces questions dès la 3°
Peut-être dit-il
« Si son enfance avait eue lieu
Dans un autre environnement
La pression familiale aidant
Il aurait été mis face à son futur plus tôt ?
Etait-ce mieux ?»
Le second choc lié à son premier job
Fût la question de la réalité et de l’imaginaire social
A la banque il a pris conscience
Du grand décalage qui peut exister
Entre le statut social et la réalité du travail
Le socialement correct validait
La fonction de banquier
Comme un indice de réussite sociale
La réalité pratique de certaines fonctions
Etait bien en deçà de cette image sociologiquement correcte
En résumé…..
LE TRAVAIL DE BANQUIER
NE LE FAISAIT PAS REVER…
Il n’aurait surtout pas voulu rester
Après la fin de son contrat de vacataires d’été !
Le second job de cet été là
N’étais guère plus jubilatoire
La comptabilité d’une agence de voyages
Il n’en garde pas grand souvenir
C’était juste pour gagner son autonomie financière
PUIS
Ce fût l’étape du service militaire
Il a trouvé cette période intéressante
Il pense que cela permet d’apprendre sur soi
De croiser des gens
D’autres milieux d’autres lieux géographiques
Des ruraux des urbains
De croiser la diversité « en vrai » !
De pratiquer des bases de discipline sans lesquelles
On ne peut pas se débrouiller lorsqu’on vit seul
Cela permet aussi d’opérer en toute sérénité
Le passage après les études
Après les petits jobs
Passer de l’époque « papa maman à la vraie vie »
PUIS
Il a rencontré la mère de ses enfants
Et a cherché un vrai travail
ET
Son frère avait ouvert un restaurant
Toujours choix par élimination
Pourquoi pas ???
Pendant 6 mois
Il a été serveur
Il a trouvé cela « très chouette »
PUIS
Il a émigré en cuisine
« Il serait plus à l’abri ! »
Son côté introverti sans doute…… !
Il a appris la cuisine
Et a fait fonction de cuisinier pendant un an
Il a beaucoup aimé cet épisode
Qui lui a d’ailleurs bien servi …Dans la vie pratique… !
PUIS
Un jour ……L’imprévisible……..
Un ami rencontré à l’armée, passe au restaurant
Et dit
« On a un surcroit de travail dans ma boite
Tu es recruté …..Mon patron t’attends place de la victoire, tout de suite »
Et LA…
Le responsable lui a posé un problème de mathématique
Qu’il a résolu sans peine
Son contrat de 6 mois fût signé d’office
A ABEILLE ASSURANCE
Puis a obtenu un CDI à la suite de ses 6 mois de vacation
Il a pris conscience
Que toute sa carrière
Etait centrée sur les connaissances mathématiques
Discipline Dans laquelle il pensait être nul
Durant Toute sa scolarité
Alors que son travail d’adulte
A été en majorité un travail…de chiffres
Et qu’il a adoré cela !!!
Rires partagés
AINSI
Encouragé par son succès rapide
Il a postulé à la RH
La RH a dit non
NB « Il était dit qu’il entrerait par la petite porte »
Dit-il en riant
Le 20 JUIN 2019
IL Y AURA 30 ANS ….
QU IL TRAVAILLE DANS CETTE ENTREPRISE
Cependant
Il ne s’est jamais ennuyé
Car il a régulièrement suivi des formations
Et changé de fonction chaque fois
Il a grimpé un échelon voire plusieurs
Et retrouvé un nouvel intérêt
Un nouveau travail en quelque sorte
AINSI
Il est passé des chiffres. Aux lettres
De la pratique à la théorie
Et finalement
A la formation de formateurs
Actuellement il est passé au @Learning
Il a dû ré inventé des modes de transmissions des savoirs
Compatible et adaptés
Et il aime bien cette manière
D’abord travailler sur un sujet
Puis le mets dans la forme qui convient
Au travail à distance, vidéo ou non
Enfin imaginer des questions
Pour vérifier les acquisitions…Un quiz
Le numérique envahit l’espace
Quel sera le modèle de l’avenir ?
Inventer et réfléchir
Le bureau en tant que local
Existera de moins en moins
Remplacé par la télé travail
Est aussi un lieu de convivialité
Au-delà du travail
Pour nous, qui avons eu une « vie de bureau »
Des liens se sont tissés avec des collègues
Qui permettent de fluidifier le travail
Ceux de l’avenir les SBF (sans bureau fixe)
N’auront aucun lien
Ils n’auront pas de collègues sauf virtuels
Il faudrait penser
Des espaces communs de convivialité
Des moments flottants
Des mobiliers d’un design particulier
Des Espaces non conformiste
Lui, apprécie le télétravail A la maison
Il pourrait avoir deux jours
Apprécierait-il de n’avoir plus du tout de bureau ?
Mais comme son statut de formateur
Nécessite qu’il garde un local/ bureaux
Puisque soit il anime encore en direct
Soit il prépare une intervention à plusieurs voix
Il ne peut faire toute la préparation en télé travail
MAIS
Les entreprises économisent
Et restreignent les surfaces
Peut-être cela ouvrirait-il des surfaces pour loger des gens ?
Il réfléchit et formule son bilan
« Pendant 15 ans j’étais dans les calculs
J’ai changé tous les 5 6 ans
Je ne me suis jamais ennuyé
Je suis assez content de mon parcours
On peut toujours faire mieux »
…….
Ce qui me motive actuellement ?
Je suis content d’être papa
De deux jeunes adultes
Même si Je n’ai pas encore terminé
L’accompagnement paternel !
Je suis plutôt satisfait »
Je garde en mémoire cette phrase de la sagesse de ton enfance
« Laissons pousser les humains comme les plantes sans exercer une trop forte pression »
Les bousculements du monde ne te font pas peur
Tu sais que tu trouveras une évolution pour l’accompagner
Surtout ne pas s’y heurter, ni stagner ni se soumettre surtout garder en tête …Que l’on peut avancer
CONTESSE
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Mimi Contesse
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