
RENEE ANNECY/ SAINT JORIOZ JANVIER 2018
Elle dit
Ne pas avoir de souvenir
Avant l’âge de 10 ou 12 ans
Tout au plus quelques images
Et peu de sensations d’atmosphères
Liés à sa petite enfance
Cependant
Il est nécessaire pour comprendre
Son parcours, de faire un détour
Par les circonstances de sa naissance
« Ma mère n’a eu connaissance de sa grossesse
Qu’à 5 mois, trop tard pour avoir le choix
Sinon
Je crois bien que je n’aurais pas été là »
Dit-elle en riant
Elle était un bébé fragile
Elle a failli mourir de la coqueluche
Elle était difficile à élever
Elle craignait le bruit le froid
Elle n’avait pas d’appétit
Elle n’aimait que le saucisson
Lyonnais bien sûr…. !
Ses parents
Disaient avec un grand sourire
Plein de tendresse
Qu’elle aurait pu se nommer
« Catastrophe » au lieu de Renée
Son père l’adorait
Elle était la «petite fille »
L’enfant miracle non voulue
…ET
Sa mère adorait son mari tellement fort
Qu’elle ne pouvait qu’aimer cette petite
Puisque son mari l’adorait !
Elle grandissait
Dans un univers de garçons
Elle avait deux grands frères
De 8 et 12 ans de plus qu’elle
Et un ami à la campagne
Un certain Gérard qui avait son âge
Elle avait donc plus souvent
Grimpé aux arbres
Pour cueillir des cerises
Que joué à la poupée
PUIS
Plus de week end à la campagne
La maison plus disponible
Elle était un peu triste
De quitter Gérard
Mais…On quitte on quitte !
C’est la vie….
Elle avait un statut privilégié
Mais ses frères
N’en prenaient pas ombrage
Elle a été toute son enfance
Surprotégée….Elle a été élevée
Par la « personne de maison »
On l’accompagnait à l’école
Beaucoup plus tard
Que les autres enfants
Elle n’avait pas d’ami
Pas de soirées pyjama
A la maison
La vie coulait pour elle
A l’âge de 5 ans
Un évènement
A perturbé ce fleuve tranquille
Un grand frère
Né d’une autre maman
Qui ne vivait pas avec eux
S’est suicidé pour un chagrin d’amour
Le jour de ses 20 ans
Puis, lors de ses choix de carrière
L’histoire de vie de ses parents
A pris tout à coup une grande place
Nécessitant là encore de remonter le temps
Ses parents
Avaient changé de classe sociale
Côté père
Son grand père, était maraîcher
Il obligeait son jeune fils
A se lever très tôt pour préparer le marché
Il a donc quitté la maison à 16 ans
Il ne voulait pas être maraîcher
Il a enchainé les petits boulots
Il a été canut tisseur à Lyon, ville de la soie
Puis il est « rentré » dans une entreprise d’emballage
Qu’il n’a plus quitté
Il a grimpé tous les échelons
Contremaitre etc.
Il avait toujours rêvé
D’être chirurgien
De maraicher
Il était passé voyageur de commerce
Il voyageait beaucoup
Il souhaitait que ses enfants
Aient un métier intéressant
Pour bien gagner leur vie
Puis sa femme était morte il avait un fils tout petit
Et ….
Il a rencontré la mère de Renée !
Côté mère
Elle-même était issue d’une famille paysanne pauvre
Sa grand-mère s’était « louée » comme nourrice
A la ville auprès des bourgeoises
Ses frères et sœurs les premiers
Ont été élevés par leur grand-mère
Sauf elle, qui a eu la chance d’être entourée
Par sa mère et soutenue par
Son grand frère et sa tante institutrice
Ainsi
Elle a réussi son brevet
Est partie à Paris au cours PIGIER
Elle ne voulait pas être institutrice
Pourtant, les parents pensaient que
C’était le must pour les femmes
De la première génération de
Femmes au travail hors de la maison
Puis elle eut un travail
Dans une entreprise d’emballage
A la Rochette (Savoie) LA ROCHETTE SEMPA
PUIS
Elle est mutée à Lyon
Ou elle rencontre son futur mari
Ils travaillaient dans la même entreprise
Il était beau gosse et
Elle l’a épousé
Elle
Souhaitait que ses enfants
Aient « une situation »
L’un a eu son bac à 21 ans
Médecin ?…Non disait il
Etudes trop longues !
Ingénieur Oui, moins long !
NB Il a épousé une médecin
L’autre frère a choisi ébéniste
Il avait du talent
Et Renée dans ce contexte ?
…..Lorsqu’elle a eu 10 ans
Sa mère s’est arrêtée de travailler
Elle en avait assez
Son père avait fait carrière
C’était un bon vivant
Pour lui
Tout se réglait autour d’un « pot »
Sa mère, sévère le coachait
Pour le protéger de lui même
Ce qui ne l’a pas empêché de finir
D’un infarctus a 60 ans
Ainsi
Elle a commencé la vie avec sa mère
Ce fut compliqué au début car
Elle perdait la dame
Qui l’avait accompagnée jusque là
Mais elle découvrait une mère
Cependant
Miss catastrophe est en avance
D’une année à l’école
Elle y va ENFIN toute seule
L’école était au bout de la rue !
Mais miss catastrophe reste fragile
Ses parents l’envoient
Dès que possible en vacances
Dans la famille avec son cousin
A Pralognan dans les montagnes
Jusque vers 12 /14 ans
Sans doute la glace sur les vitres
A-t-elle soigné sa petite nature ?
Au collège
Elle est d’abord inscrite
Dans un internat religieux
Mais
Elle est coupée de ses parents
La nourriture….Plus que BOF
Elle est tellement malheureuse
De casser le cocon familial
Elle dit
« J’étais dans les jupes de ma mère »
Son père a accédé à sa demande d’être externe
Même si le collège était loin de la maison
Il l’accompagnait parfois en voiture
A cette époque
Ses deux activités préférées étaient :
Les parties de ballon prisonnier
Elle était excellente
Et …..Regarder la télévision
Cachée derrière la porte
Elle avait 14 ans
Et ses notes ont chuté !!!!!Bien sûr
PUIS
Au lycée de jeunes filles
NB Pas de mixité encore…
Elle a connu le plaisir
De l’amitié entre adolescentes
Amitié forte, son amie est devenue
La marraine de son premier fils
Avec elle, c’est la découverte
De la vie ouverte sur le monde
Le frère qui jouait dans un orchestre
Les copains, copines la vie sociale débordante
En même temps
Latin grec ancien et
Et le prof très aimé
Personnage hors du commun
Qui se déplace avec des béquilles
Suite à la poliomyélite
Mais douée d’une force vitale
Hors norme…..
En fin de 2°
Cette prof organise
Un voyage de 15 jours en Grèce
Le voyage mythique
Rempli de souvenirs d’adolescence
Venise le Péloponnèse les nuits chez l’habitant
L’histoire de Sparte. Les iles..
Les jeunes grecs qui draguaient
Le rêve et la peur du nouveau tout confondus !
C’est seulement là
Qu’elle s’est posé la question
De son avenir
Elle s’engage dans le cursus
« Sciences ex »
Elle voulait faire médecine
ICI
On comprend mieux le détour
Par le statut de ses parents
Et leurs rêves réalisés ou non
Elle avait laissé tomber le grec
« C’était inutile de travailler pour rien ! »
Elle voulait faire médecine
Elle ne voyait pas
Ce qu’elle pourrait faire d’autre ?
En terminale
Elle avait rencontré la philosophie
Plutôt la psycho
Et un prof …homme ….Dans un lycée de filles
CIEL !
Ses copines se pâmaient
Devant le prof
Mais elle, se passionnait
Pour la psycho
Et se pâmait déjà
Devant Pierre son futur conjoint!
Après le bac elle avait
Une seule certitude
Elle ne voulait pas être prof
Elle hésitait entre
Médecine classique et psychiatrie
Mais
Voir des « psychiatriques »
Toute la journée
Etait trop dur pour elle
Son choix s’est porté sur
La médecine classique
Elle n’était pas très motivée
Pour travailler !
Elle a mis 2 ans pour
Réussir l’année de propédeutique
Elle n’osait pas
Aller lire les résultats
Pierre (son amoureux)
S’en est chargé
Ouf …Gagné !
Mais
Elle a détesté les études de médecine
Elle tombait dans les pommes..Souvent
La médecine classique
Telle qu’elle est encore aujourd’hui
Ne la passionnait pas
Ce qui l’intéressait
C’ETAIT LA RELATION
ENTRE LE CORPS MALADE
ET L’ESPRIT…
Elle n’aimait pas
Cette façon de travailler!!!!
Apprendre par cœur
N’étais pas son point fort
Et
Les études de médecine
A cette époque
C’était….Travailler seul
Apprendre par cœur
Sans prof ou avec
500 personnes
Dans un amphithéâtre
Elle était toujours en retard
D’un trimestre au moins
Elle réussissait ses partiels
Avec 3 mois de retard
Elle avait toujours eu
Un encadrement très fort
Et tout à coup….Plus rien
ET
dit-elle
« C’est là
Que je suis tombée enceinte
Pierre m’a épousé
Envers et contre
Tous les rituels familiaux
On avait pas encore 20 ans »
Elle note que
Ses redoublements
Ne sont pas liés aux naissances
De ses enfants
Mais plutôt
À ce RIEN
Qui était l’inverse
De ce qu’elle avait connu
Dans sa famille
Elle ajoute en riant
« Je suis toujours comme ça
J’aime faire de la musique
Mais je travaille vraiment
La veille des concerts… »
Un médecin classique
Lui a fait récemment
Un magnifique compliment
« TU SOIGNES EN ARTISTE ».
Pour elle, soigner c’est réfléchir
Au fonctionnement de l’organe
Plutôt que
Se référer au cours
Parfois ce fonctionnement
A fait des éclats
MAIS
Une fois ses examens réussis
La grande timide qu’elle était
A pris de l’assurance
Le statut social du médecin
Lui permettait de s’affirmer
Devant les autres
Et
D’assurer les gardes d’urgences
Du samedi midi au lundi matin
« On dormait…
Si on avait de la chance
Il y avait les alcolos de 3h du matin
On devait montrer une assurance
Que nous n’avions pas parfois ! »
ENFIN
Elle pratique la médecine
Avec
Des humains en face d’elle
Pas des bouquins
Sa méthode consistait à
S’assoir, prendre le temps de la réflexion
Pour évacuer la panique
Se recentrer avant d’agir
Elle rêve un instant, puis
« Avec ma médecine actuelle
J’ai un support
Un objet qui me permet
D’avancer malgré les incertitudes »
Dans les années 70/ 71
Elle milite
Pour la libéralisation de l’avortement
Ils étaient 5 médecins seulement
À accepter de pratiquer des avortements
Ils et elles travaillaient en lien avec
Les professionnels du « planning »
Et l’équipe de « l’école des parents »
Vilipendés par les autres médecins hospitaliers
Bien sûr !
Ils recevaient les patientes
Parlaient mais ne remettaient pas en cause
Leur choix
Procédaient par aspiration
Sans anesthésie
Ces médecins courageux
Se faisait suivre par un psychologue
Il y avait des réunions de synthèse
Car le conseil de l’ordre
Leur faisait la guerre
L’équipe a refusé de payer
Sa cotisation au conseil de l’ordre
Un avocat les a très élégamment défendus
Mais
Savait que c’était perdu d’avance
Personne ne bougerait
Surtout pas les médecins
On n’admettait que les athées
Revendiquent ce droit mais…..
De là à… !
D’ailleurs, dans l’Italie très catholique
La loi permettait l’avortement
mes aucun médecin ne voulait
Pratiquer l’acte,
Elle note
« J’ai refusé de faire
Des avortements clandestins
Parce que
Je ne me sentais pas
Techniquement au point »
MAIS MADAME VEIL S’EST LEVEE……
La loi a été votée
Revenons à la chronologie
Elle a commencé son parcours
En se heurtant à la sociologie
Elle était
LA PREMIERE MEDECIN FEMME
GENERALISTE
LA PREMIERE FEMME
AVEC MARI ET ENFANTS
Une petite jeune
Médecin généraliste
C’était bizarre
Les femmes qui s’installaient
Etaient plutôt spécialistes
Souvent ophtalmologistes
Aussi
Les premiers clients du cabinet
Ont été des femmes avec des enfants
Puis des hommes….. !
Elle dit
« Ça leur faisait bizarre de voir
Une petite jeune
Avec un gros bouquin sous le bras ! »
Elle a pratiqué 10 ans
Dont 7 ans en cabinet toute seule
Puis elle rencontre Odile
Qui est devenue son équipière
Puis est devenue homéopathe
A cette période
Elle se pose des questions de fond
ELLE NE VEUT PAS
ETRE GENERALISTE TOUTE SA VIE
Elle assiste à une conférence
Sur les méthodes pour arrêter de fumer
En marge…Un participant lui dit
« On peut aller plus loin que l’homéopathie »
Alors
Elle suit un programme d’auriculothérapie
A Lyon avec un « ponte » Nogier
Elle se souvient
Il entre dans une salle pleine
D’hommes et de femmes
Dit BONJOUR MESSIEURS…..
Rire
Ah le macho !…
Mais il a dit des choses
Qui l’intéressaient fort
Elle s’est inscrite à la formation
EN AURICULOTHERAPIE
Le docteur Nogier
Etait un « macho au grand cœur »
A la fois passionnant et horripilant
Issu d’une « grande famille Lyonnaise
Il en avait les défauts et les qualités »
Il était « inspiré » il donnait des cours avec humilité
C’était un grand bonhomme
Mais il tenait à sa façon de faire
Certains de ses élèves sont partis
Elle a rencontré à Lyon
Une femme stomatologue
Qui a suivi le même chemin
De recherche
Elle a travaillé avec eux de plus loin
PUIS
Elle a travaillé avec le docteur Grospas
Tout en continuant avec le docteur Nogier
Et en ajoutant sans cesse d’autres recherches
Le magnétisme, les couleurs, les cultures autres
PUIS
Nogier est mort
A son enterrement il y avait
Des chercheurs d’autres spécialités….
Elle a continué à travailler
Avec l’équipe de Montpellier
Au bout de quelques années
L’un d’entre eux
A pris « la grosse tête »
Et prôné des valeurs
Qui n’avaient rien à voir
Avec leur médecine
« Les femmes à la maison etc. »
Elle est partie et
Elle a retrouvé le docteur Gropas
Elle était d’accord sur un protocole
Elle travaillera avec lui
Car il a « les pieds sur terre »
Dit elle
A ce jour
Il est à la retraite mais travaille encore
Entre autre pour soigner Pierre son mari !
A partir de là ….Moi, traductrice de la parole
De mes interviewés.
Je renonce !!!.
Renée évoque des notions
Auxquelles l’homme de la rue
Ne comprend strictement rien
NB A l’époque de ses études de médecine
Je lui faisais réciter des textes
Parfaitement obscurs pour moi….
Alors, Je continue … !
ELLE évoque
Analyse des retombées pratico pratique des travaux d’autres chercheurs
Réflexion avec l’écrivaine qui a traduit de l’hébreu la bible
L’or /métal au moyen Age, Transcodage en codes alchimistes
Création de codes géomagnétiques
En résumé
Elle avance et souhaite Travailler avec des humains
Capables d’une ouverture
Aux traditions médicales d’ailleurs
Indous indiennes chinoises hébraïques etc.
Afin de
Noter des convergences
Faire le point entre les médecines les traditions et les rituels
Et aussi dans le même temps
Travailler avec les astrophysiciens
Ses collègues et elles
Savent bien
Que la médecine du futur
Sera
La médecine quantique dans tous ses états
Ta capacité Renée
A soigner « en artiste »
Sera le must
Continue encore longtemps
Ta médecine
Si étonnante et si efficace
J’en suis le témoin …sur pied !!!!
RENEE A DISPARUE EN DECEMBRE… ELLE EST ALLEE REJOINDRE SON MARI ET CONTINUER SA RECHERCHE AU PLUS PRES DES CHAMPS MAGNETIQUES…
CONTESSE
Listen on:
Meet your hosts:

Mimi Contesse
Contesse