Nathalie

Nathalie

Episode 19
15:41

NATHALIE PAR SKYPE BRUXELLES
PARIS  AVRIL 2020

 

Lorsqu’elle était enfant

Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle ferait plus tard

Ce n’était pas le sujet

Il y avait ses poupées

Auprès de qui elle faisait œuvre d’enseignement

Mais comme tous les enfants Sans plus

Elle regardait son frère absorbé par le dessin technique

Elle voulut s’inscrire dans une filière « dessin industriel »

Cela lui plaisait beaucoup

Sauf que…

Il y aurait eu dans sa classe deux filles et trente garçons

Des machines puantes, de la graisse etc. Elle a cherché autre part

Elle a opté pour les langues car elle rêvait de voyager

Allemand anglais espagnol

Elle aurait aimé être hôtesse de l’air

Mais

Elle était trop grande et donc, ne rentrait pas dans les critères

NB elle dit « .à 14 ans  je mesurais déjà 1M74 … ! »

Elle a préparé un bac littéraire

Qui lui paraissait au plus près de son désir de voyages

D’autant qu’elle n’était pas une « grande matheuse »

Il restait l’option « commerce international » qui plaisait à son père

NB elle raconte s’être appliquée à rater le concours de l’école de commerce…

Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle souhaitait

Mais elle ne se sentait pas trop pressée car elle était née en septembre

Et avait un an d’avance …

Elle a finalement réussi le bac à 16 ans et demi

Ainsi

Elle choisit le cycle LEA Langues Etrangères Appliquées

Anglais et allemand

Elle avait une amie dans la même filière, tout allait bien

Mais

Ayant eu son bac au rattrapage, elle n’a pas pu s’inscrire

Elle a bifurqué vers un DEUG d’anglais

Mais

Comme il n’y avait que 16H de cours

Elle s’est inscrite aussi en DEUG d’Allemand, pour l’abandonner rapidement

NB elle dit j’ai réussi mon DEUG d’anglais en 3 ans

Après beaucoup d’heures passées à la cafète à refaire le monde

Et dans les manifestations c’était en 1987 j’avais 20 ans

NB elle dit « j’étais  plus souvent avec les étudiants et à rêver d’humanitaire et …d’amour »

La dernière année je n’avais que 3 matières à présenter

NB « En même temps j’avais proposé à mon père de prendre un job de caissière chez Félix Potin » dit elle

Comme il était d’accord pour financer ses études

Et voulait qu’elle ait un bon CV

Malgré ses quelques errances …

Elle a obtenu le diplôme de la chambre de commerce franco-britannique

En même temps que son DEUG

Elle est bilingue

Mais ne s’est jamais servi jusqu’à ce jour de cette possibilité

Elle continue encore un peu sa vie d’étudiante

Mais en cycle court

Car elle n’a plus envie de dépendre financièrement de papa maman

On est en 1988 /1989

 

Elle songe à faire des études dans l’édition, le tourisme

Des voies sans débouchés

A cette époque les cursus de communication

Commencent juste à être mis en place en France

Selon deux options … Relation presse, Relations publiques

Son DUT est prévu en deux ans

Grâce à son DEUG d’anglais reconnu en équivalence

Elle l’effectue en un an

Il existe des écoles à Nancy Toulouse Bordeaux

Son père valide sa demande

Sa mère se plaint de voir ses enfants partir loin

Elle fait sa formation à Nancy

Et son stage à la chambre de commerce et d’industrie de Versailles

Puis

Elle devient Relation publique et Presse dans une agence à Rambouillet

Elle a 20 ans, elle apprend

Mais quand son CDD n’est pas renouvelé, elle ne fait rien pour qu’il le soit

Elle travaille en Intérim dans une société d’autoroute

Elle crée des dispositifs ludiques autour du statut de l’enfant voyageur en famille

Elle anime un personnage ANDRE LE LUTIN

Elle imagine des stratégies pour que les parents occupent les enfants en voiture

Et surtout pensent à s’arrêter … Pour retrouver le lutin sur les aires de repos bien sûr !

NB opération qui fonctionne encore à ce jour et qu’elle a adorée …

Puis

Chômage et vacances en Grèce .. !

Puis

CDD dans une entreprise « Abeille assurances »

Assistante de communication dans le service Direction Commerciale

Cette fonction ne lui convient pas car il lui manque le volet relation humaine

Elle cherche un autre poste

Mais

Sa mère tombe malade…

Elle reste

En 1994 elle postule en interne

Pour devenir formatrice

Mais

Elle change d’équipe et de chef… Sa mère retombe malade

En 1995 à la suite d’un bilan de compétence, elle demande un congé individuel de formation

Elle obtient en 1996 le financement de sa formation en plus de son salaire

Elle commence à la Sorbonne … rue des Saints pères !

Le DUFA

AU COURS DE CETTE DELICIEUSE ANNEE

Elle apprend comment on apprend

NB « je verrai à quoi je forme pourquoi et comment lorsque je serai formatrice » dit-elle

Elle croise une grande dame des sciences de l’éducation

Maryvonne Sorel

« Elle m’apprend tous les fondements de ce que je transmets encore à ce jour dans mon travail »dit-elle

A l’issue de la formation, elle rejoint le groupe d’assurances et y devient formatrice

Elle y restera jusqu’en 2009

Puis

A cette époque elle croise un atelier théâtre et

En même temps elle se forme à l’animation et au pilotage d’un atelier d’écriture

Elle pratique en bénévole pour divers ateliers pour adultes, en associatif, à la bibliothèque et aussi

Dans une classe avec des élèves de CM2 à Marly le roi

Son travail en entreprise évolue, elle devient « ingénieure de formation »

Elle conçoit des dispositifs de gestion des compétences selon les normes AFNOR

Ces dispositifs concernent des jeunes en contrat de qualification

Ils obtiennent ainsi une reconnaissance professionnelle, bien qu’ils n’aient pas ou peu de diplômes

Tout cela fait sens pour elle dans le service des ressources humaines

Dans lequel elle se sent en phase avec ses valeurs

Passer du commercial brut à l’humain lui convenait

Mais

Une fois passé le temps de création des dispositifs

Elle s’ennuie

Elle réfléchit

L’envie de partir vivre en Belgique la titille

Elle demande un temps partiel pour écrire un livre sur

LES ATELIERS D’ECRITURE

Lorsqu’elle retourne au bureau

Elle sent de la part de ses collègues une jalousie

A l’égard de celle qui s’offre le luxe d’un temps partiel

Une semaine toutes les 3 semaines !

NB : chaque fois qu’elle revient au bureau elle se dit «Chouette dans 3 semaines je retourne m’éclater à écrire ce livre »

LE LIVRE PARAIT EN 2009

Elle a réussi son pari et revient dans l’entreprise

Mais

Son chef lui propose un poste dans « l’organisation »

Pour elle, il est trop tard

Et elle s’était promis de ne plus jamais travailler avec celui qui devrait être son nouveau chef

Elle fait donc tout ce qui est en son possible pour que sa candidature ne soit pas retenue

Elle réussit à être recalée !!

Et on recrute une personne à l’extérieur

Là encore elle se pose cette question lancinante

Elle doit trouver autre chose

Il est nécessaire qu’elle arrête

Or

C’est justement à cette période que la loi sur

« La rupture conventionnelle du travail » vient d’être votée

Autour d’elle les avis sont plutôt contraires

Ses collègues continuent sur le mode jalousie

« Oui mais tu n’as pas d’enfant ni de conjoint

Oui mais je n’ai personne pour un rattrapage en cas de danger

Oui mais le chômage n’est jamais une période agréable

Oui mais je ne suis pas dans la rue et j’ai un peu de réserves

Oui mais on ne quitte pas un CDI

Oui mais si je ne le fais pas maintenant je ne le ferai jamais »

ELLE QUITTE ET…..

Croise sur son chemin….Un amoureux

Et une coopérative  la « Copaname »

Elle devient pour un temps formatrice d’atelier d’écriture en free-lance

En même temps elle contribue au développement de la coopérative

Mais

Il lui manque des connaissances dans le domaine de

La commercialisation de sa formation

Comme elle a maintenant une famille

Elle se cherche un emploi plus stable

Elle répond à une annonce d’une association affiliée à La Poste

Pour un poste de formatrice pour accompagner

Des personnels addicts à l’alcool vers une démarche de soin

Ce poste est en lien avec ses valeurs

Mais le salaire est peu attractif

Elle reste cependant de 2012 à 2014

Puis des deuils et des ruptures diverses

ET

Elle se reprend à rêver de Bruxelles

Cette fois elle saute le pas

NB « parfois le chômage est une opportunité de vie

Et non une situation subie » dit-elle

Elle arrive à Bruxelles avec un projet de vie, dans lequel elle doit intégrer un projet professionnel

Et elle comprend très vite qu’elle ne trouvera pas

D’équivalence de diplôme

Elle bénéficie des allocations de chômage de Belgique quelques mois

Mais

Ses diplômes français ne sont pas reconnus en Belgique

Et elle ne peut exercer dans le domaine qui est pourtant le sien

Elle peut cependant se servir de son expérience pour trouver un travail

Elle obtient une mission courte dans une association

Comme chef de projet en communication pour écrire une publication

sur les activités pour jeune public de Bruxelles

Et l’inclusion des enfants en situation de handicap

Mais

Pour trouver un vrai travail elle repasse en cours du soir un master

En deux ans (elle ré apprend une partie de ce qu’elle a appris en Belgique)

NB elle dit « c’était sans intérêt pour moi mais je voulais rester en Belgique j’en avais envie ce n’était pas du courage mais de l’envie »

Alors

Elle est recrutée par un organisme qui lui confie une mission à la fois logique et étonnante …

Coacher des demandeurs d’emploi dans leur démarche de construction de parcours

Elle défend d’ailleurs l’idée du « chômage créateur élément fort de construction »

Elle associe l’enseignement de l’écriture professionnelle à des exercices d’ateliers d’écriture

Puis

Elle quitte la fonction de formatrice

Pour la fonction de CONSEILLERE EN FORMATION dans

L’organisme équivalent de pôle emploi pour la région de Bruxelles

Mais….Encore à ce jour ….Elle s’interroge

Souvent elle a quitté des emplois

Par ennui mais aussi et surtout parce qu’elle n’apprenait plus rien

Même dans les fonctions hors marge comme les ateliers d’écriture

Alors … Peut être

Va-t-elle retourner vers la coopérative de Bruxelles

Pour mettre en œuvre ce qu’elle n’a pas fini à la coopérative « Coopaname » à Paris

Elle y croiserait des gens en adéquation avec ses valeurs

Hors du métro/boulot/dodo dont elle ne veut pas

« Ce serai en continuité et en cohérence avec mon parcours » dit elle

Actuellement

Elle met en place un dispositif nouveau qu’elle teste avec les publics en recherche d’emploi « Les autobiographies raisonnées » qui seraient une sorte de synthèse de ses expériences vécues avec des publics très différents et des organismes publics et/ou privés qui lui ont confiés des missions

« J’ai  dit j’arrête

Mais je n’ai pas pu m’empêcher de créer une cellule pédagogique qui tente d’apprendre et de comprendre comment mettre les humains au centre ….

A 53 balais !  Je dois transmettre ce que mes expériences dans plusieurs milieux professionnels m’ont appris en jonglant entre la communication la gestion la formation la médiation 

Je dois créer cette spirale ascendante image de la vie dont d’autres se serviront après moi »

 

… Elle voulait faire de l’édition ou de l’impression    en bénévole ou en professionnelle..Alors…tout est en ordre   quelque soient les boucles de la spirale ascendante

Les mots ont et auront toujours le dernier mot…

CONTESSE  ENCORE MASQUEE

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Mimi Contesse

Contesse

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