
CATHERINE PARIS NOVEMBRE 2018
A MA QUESTION RITUELLE
QUEL METIER VOULAIS-TU LEXERCER …. ?
Elle répond
Depuis l’âge de 8 ans, elle voulait être photographe
Elle garde en mémoire un reportage
Qui l’a fasciné
Une photographe chez les J.I
En couleurs et noir et blanc
La photographe avait mis en abime son sujet
Elle n’a pas compris la propagande, bien sûr
Elle a juste retenu que ce métier permettait de
Voyager aux 4 coins du monde et photographier…. !
A l’époque ses parents n’avaient pas la télévision
Et lisaient « Paris match »
Elle a harcelé ses parents
Dès que son âge lui permis, elle a obtenu
Son premier appareil photo, un IENA
Gros et pas cher !
Mais comme elle habitait un petit bourg
Elle avait dans un premier temps
Une seule opportunité :
Faire un stage chez le photographe du bourg
Qui ne photographiait que les mariages …. !
De plus les pellicules et l’impression coutaient très cher
Car à cette époque, on imprimait sur papier
On devait faire des choix d’images drastiques
Et malheureusement pour elle
La Lumière rouge lui donnait des migraines
Et enfin
Vendre des appareils photos n’était pas son projet professionnel
Les photos de mariages et de vacances ne la faisaient pas rêver
Il manquait ….
La dimension artistique
La spontanéité du reportage autour du monde
ELLE VOULAIT VOYAGER
A 15 ans elle s’est renseignée (toute seule)
Sur…..
LE type de cursus suivre pour devenir photographe
Comme elle habitait à la campagne
Elle a écrit (toute seule comme une grande fille !)
Au ministère de l’éducation
Au ministère de la culture
A l’école Louis lumière
Pour se faire une idée…
Elle a choisi en connaissance de cause
L’option « mathématique » pour sa seconde
Raté, elle a dû redoubler !
Raté le BAC C !
Au fond de sa campagne
Il ne restait, qu’une seule option possible
BAC G économie
« Dans une grande ville
Elle aurait eu accès à d’autres filières
Plus adaptées à son projet professionnel »
Elle dit en riant…
LA PHOTOGRAPHIE PERDAIT DE JOUR EN JOUR SA LUMIERE….. ! »
Elle restait cependant
Abonnée à toutes les revues de photo de son époque
Et se passionnait pour cet art et ne perdait pas espoir
Puis
Elle a postulé à l’école des BEAUX ARTS
Elle a été acceptée à Caen
Ainsi à 19 ans
Elle quitté son village
Elle était ravie
Elle a pris une « UV / photo »
Elle a appris la technique « argentique »
La technique de développement des photos
Elle pouvait faire toutes les photos qui lui plaisaient
Sans souci d’économiser les pellicules
Elle s’est fait plaisir
Sauf que
Au bout d’un an de vie en solo
Elle comprit que …..
Elle n’était pas une baroudeuse et
N’avait pas l’âme d’une aventurière !
Elle ajoute
« JE ME SUIS FAIT PLAISIR AUX BEAUX ARTS »
Au bout des 2 ans elle aurait pu ouvrir une boutique
Papoter avec des photographes et d’autres praticiens »
Elle a profité pleinement de ces deux ans de Beaux-arts
Pour découvrir L’ART CONTEMPORAIN
La peinture et autres techniques
C’est alors
Qu’intervient un évènement qui change la donne
La guerre du Vietnam
Ce fut la première
Guerre d’image, une guerre esthétique
L’agence « Magnum » en 68 69
A publié des images qui l’ont fortement impressionnée
NB Au sens photographique !
Mais
Elle bloque toujours en math
Le Travail de photographe /la lumière rouge
Lui provoque de grosses migraines
ELLE DECIDE D’ABANDONNER
C’est une grosse déception et un gros chagrin
Mais elle ne reste pas à se morfondre
A cette époque elle se passionne
Pour le roi Arthur
A la suite d’une UV aux Beaux-arts qui l’avait interpelée
Elle fait le Tour des églises
Le tour des ouvrages écrit par des historiens
Sur de la légende du roi Arthur
Elle a accès à des feuilles manuscrites
Elle recherche toutes les traces de cette épopée
Jusqu’à la tombe de lancelot du lac
Au cimetière de St Frainbault
(Autre nom de Lancelot)
Ou elle retrouve ses armes
Le saint graal !
Elle ne savait pas comment rebondir
Alors elle essayait des choses qui …L’amusaient
Pour faire diversion
C’est à la même époque
Qu’elle retournait le jardin de sa maison
Pour chercher des traces archéologiques !!!!
Ses échecs l’avaient atteinte, mais
Elle devait Trouver un autre moyen d’attraper l’art
Elle postule pour la section ART PLASTIQUE / SORBONNE /PARIS
Elle avait obtenu son Bac en 1983
Refusée
Elle découvre que art plastique /Paris /Sorbonne
N’accepte pas les EQUIVALENCES DES ECOLES DE BEAUX ART/REGIONALES
La prestigieuse université
Ne reconnait que les diplômes des écoles nationales
Vous avez dit discrimination ?
Pas question pour elle d’accepter ce verdict
Dans les années 88 /89
Elle a écrit à son député pour lui demander les raisons de cette discrimination
Il répond …. « Ecrivez au ministre de la culture ! »
Elle écrit (encore une fois toute seule comme une grande fille)
Et là, elle est
Convoquée par la directrice
De UEFR d’art plastique/ Paris/ st Charles /Sorbonne
ET
Dans un très chic bureau
Elle fait face à une dame tellement en colère
Qu’elle lui a jetée sa lettre à la figure
Elle avait reçu une lettre du ministre
La première fois de sa carrière !!!
Elle a vitupéré
« Je ne vous inscrit pas en maitrise, Je vous rétrograde en licence
Et vous devez repasser en même temps
Toutes les UV de première et deuxième année »
SOIT 27 UV
ELLE LES A TOUTES REUSSIES SANS PROBLEME
Elle a osé son rêve.
C’est la fin de ses études
Elle commence à exposer ses œuvres
Un de ses profs lui a suggéré de payer
4000 EUROS pour exposer
Elle ne les avait pas…..
Elle dit
« Je n’ai jamais réussi
Je n’ai pas pu »
Elle ne parvenait pas non plus à écrire sa maitrise
Elle a fait un grand nombre de petits boulots
Pédiatrie gériatrie
Elle a regardé du côté d’art thérapie
A été à l’hôpital pour voir de plus près
Elle n’a pas aimé
Elle a été voir du côté
Des maisons accueil spécialisées
Ce n’était pas « pour elle »
Elle a estimé avoir fait
Le tour de la question
Parallèlement
Elle partageait un atelier
Avec d’autres artistes, depuis 4 ans
Une de ses colocataires/artiste
Lui a proposé de se présenter
A LA VILLETTE
Elle pensait que Catherine
Pouvait correspondre au profil de l’annonce
ELLE A ETE RECRUTEE
Enfin…
Une journée par semaine
A la halte-garderie
Et deux jours tous les 15 jours
Dans le même temps
Elle exposait ses œuvres
Et complétait avec des petits boulots
Cela lui semblait parfait
Mais
Au bout de 2 ans
Elle cumulait
Un travail administratif « les marchés boursiers / surasso »
Puis les ateliers de pratique artistique de la Ville de Paris
Puis les Garde de nuit
Puis l’emploi de caissière des magasins Leclerc
Elle a démissionné de la
Halte-garderie de la Villette
MAIS
De nouveau en 1991
La Villette la rappelle
Pour un poste à la halte-garderie
L’insupportable madame G
Avait quitté son poste entre temps
Et la DRH lui propose
Un poste à temps complet
En CDD
ET
EN 1995 elle est passée
PAR ERREUR EN CDI
La DRH a dit
« C’EST UNE ERREUR MAIS ON TE GARDE »
Elle est restée jusqu’en 2010
La première responsable du service
Etait rigide presque chirurgicale
Avec le public jeunes enfants
Elle pensait qu’il existait
Une seule école de pensée
Dans le domaine de la petite enfance
PUIS
MIMI (moi) ARRIVE ET TOUT EXPLOSE
Mais
GRACE A CE CONCEPT NOUVEAU
ATELIERS DANS LES COULISSES DES SPECTACLES
BINOMES PARENTS ENFANTS
ELLES ONT TOUT CREE ENSEMBLE
A partir de cette ligne Catherine et moi-même
Parlons d’une seule voix concertante
Nous avons traversé
Des moments d’angoisses et
Des moments de jubilation pure
Nous étions pourtant guettées de tout part
La DRH pensait que Les parents seraient une gêne
Les collègues nous donnaient des leçons
Et si les enfants se blessent
Et s’il pleut
Les hiérarchies ne savaient pas quoi faire
De notre joyeuse et bousculante équipe
Alors
Ils ont fait confiance et ont Laissé faire
On a fait des folies
Des performances de 1000 personnes
Dans le parc, lieu magnifique pour jouer au « land art »
Avait-on un problème avec un service administratif
Le Président aidait…
Puis…..An 2000 …Zazivillette
Dans un premier temps c’est l’apothéose
Qui finit tragiquement
L’équipe est mutilée ….JE disparait des radars
ON PROPOSE LE POSTE A Catherine
Elle répond par une lettre administrative
Son refus de prendre le poste
S’ensuit une convocation au bureau de la DRH
Qui lui jette sa lettre à la figure
Et argumente oralement
« Nous sommes entre amis
Pourquoi voulez-vous que je vous mette par écrit »
« Ils ont pensé que j’avais avocat » dit-elle
NB C’est la seconde fois qu’elle met une responsable très en colère … !
S’ensuit une période de 5 mois au placard
Puis
Elle Intégré un service dirigé par la personne…….
La plus incompétente qu’elle ait croisée dans toute sa carrière !!
Cependant, le service a évolué
Au bout de 2 ans
Elle est devenue adjointe
Et explose le service avec délice!
Qui est enfin, un vrai service jeune public !
Mais en 2010
Elle démissionne car elle commence à s’ennuyer
Elle Termine en mars
Un dimanche soir et
Le lundi matin
ELLE COMMENCE AU CENTRE POMPIDOU
Comme cheffe de projet à l’atelier des enfants
Elle dit
« Une Usine à gaz ! Comme l’architecture et comme les tuyaux ! »
Le premier artiste
Avec lequel elle a travaillé en arrivant est ERRO….
Un « nouveau réaliste » qu’elle avait croisé aux BEAUX ARTS
A ce jour elle y travaille encore au CENTRE POMPIDOU
Elle reste songeuse
Puis dit en forme de conclusion
« Quelle différence entre la Villette et Pompidou
C’est que
A LA Villette nous avions un parc pour terrain de jeu avec le public
Et ici, à Pompidou, nous avons six étages d’œuvres d’art à arpenter
Alors….Tout est pareil ….Et tout est différent »
Actuellement cet automne 2019 Catherine est nominée
Pour préfigurer le Centre Pompidou jeunesse à Shanghai
Sa question majeure
« Les enfants chinois sont-ils très semblables ou très différents des enfants européens ?
Dois t on tout changer ou ajuster seulement ?
L’approche est subtile mais Catherine a suffisamment d’expérience pour savoir à quel moment proposer ou imposer avec élégance »
.CONTESSE
Comme il s’agit d’art contemporain elle ose bousculer le protocole
Et montrer l’image du siècle
Elle touche l’installation de Christo /l’arc de triomphe emballé /à Paris /en 2021
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Mimi Contesse
Contesse